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Aujourd’hui, je vais vous parler du poème “Le Corbeau et Le renard” de Jean de La Fontaine. Je vais parler lentement, clairement et utiliser un vocabulaire de tous les jours pour expliquer, et puis discuter du poème. Tout d’abord, je vais lire le poème lentement. Puis je vais expliquer le vocabulaire, et puis je vais vous parler du message du poème, et de la vie de l’auteur. Enfin, je vais relire le poème plus rapidement.

 

Le Corbeau et Le Renard de Jean de la Fontaine

 Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l’odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
«Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois.»
A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s’en saisit, et dit : «Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l’écoute :
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute.»
Le Corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

Maintenant, nous allons faire l’explication du texte. Je vais lire chaque vers du poème et je vais paraphraser, c’est à dire que je vais expliquer le vocabulaire.

Explication du texte

Je commence donc par le premier vers :
Maître Corbeau, sur un arbre perché
Ici, l’auteur utilise le mot maître, le nom maître, ce n’est pas le verbe mettre. C’est un nom comme Monsieur. Ici, c’est Maître Corbeau, cela rend le corbeau humain. Alors, qu’est-ce que c’est un corbeau? Un corbeau, c’est un gros oiseau noir qui vit dans les campagnes. Vous connaissez cet oiseau. C’est un oiseau qui vit partout dans le monde. “Sur un arbre perché” :
L’oiseau est perché dans l’arbre. Il est perché sur une branche en haut de l’arbre.

Deuxième vers:
Tenait en son bec un fromage.
Dans son bec : le bec, c’est la bouche d’un oiseau et il tient un fromage.
Je suis sûre que vous connaissez le mot “fromage”…

Troisième vers:
Maître Renard, par l’odeur alléché,
Jean de la Fontaine utilise  le même nom “maître”  pour présenter son renard, comme Monsieur Renard. Qu’est-ce que c’est un renard ?  Un renard, c’est un…(hésitation) une espèce de petit chien qui habite dans les campagnes. Le renard est roux et il a une grosse queue rouge et blanche  et des grandes oreilles.  Le renard est connu parce qu’il est très intelligent, il est rusé,  et il vole les poules des paysans. Donc, ce renard, il est alléché par l’odeur, c’est à dire, que l’odeur est appétissante et il est attiré par l’odeur du fromage.

Quatrième vers:
Lui tint à peu près ce langage :
Lui tint: “tint” c’est le verbe tenir, tenir un langage : ça veut dire parler d’une certaine façon.  Et le “lui” c’est pour le corbeau. Donc, le quatrième vers veut dire : lui parle à peu près de cette façon.

Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.

Le cinquième vers est facile.
Je pense que vous comprenez. Notez, que Jean de la Fontaine introduit un “du corbeau” qui donne un côté très noble au corbeau. Donc, le renard utilise une façon très polie, très formelle de parler au corbeau.

Sixième vers:
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Le renard complimente le corbeau.  Il dit: je trouve, que vous êtes très joli. Je trouve, que vous êtes très beau.

Vers numéro sept :
Sans mentir, si votre ramage
Donc, le renard dit, qu’il ne ment pas. Il dit la vérité, sans mentir. Le ramage, c’est un chant, c’est le chant d’un oiseau. Donc “si votre ramage…”

Vers numéro huit :
se rapporte à votre plumage
Donc, si votre chant est comme vos plumes,

Vers numéro neuf :
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois.
Un phénix est un animal imaginaire, un animal légendaire. C’est un très bel oiseau, très coloré, et c’est un peu comme un dieu. Donc, le renard dit: si votre chant est aussi beau que vos plumes, vous êtes le plus bel oiseau de ce bois.  Les hôtes de ces bois : c’est un habitant.  Et les bois, ce sont les forêts.  Donc, le renard complimente beaucoup le corbeau, il lui dit qu’il est beau, il lui dit qu’il chante fabuleusement bien, et que c’est le plus bel habitant de la forêt.

Vers numéro dix, on change de scénario. Ce n’est plus  le renard qui parle. Le narrateur nous parle du corbeau.
A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie
Quand il entend ces mots, quand il entend les paroles du renard, le corbeau est très très très heureux.

Vers numéro onze:
Et pour montrer sa belle voix,
Et pour montrer au renard son beau chant, pour que le renard écoute son chant…

Vers numéro douze :
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Corbeau ouvre sa bouche très très grande et le fromage tombe.

Vers numéro treize :
Le Renard s’en saisit, et dit : «Mon bon Monsieur,
Donc, le renard prend le fromage, il prend le fromage très vite et il parle au corbeau. Et il dit: “Mon bon Monsieur”. C’est un changement…vous (hésitation)… c’est un changement de ton. Le renard, ici, utilise un ton supérieur pour parler au corbeau. C’est très différent de la première partie du poème.

Donc, vers numéro quatorze:
Apprenez que tout flatteur
Le corb… pardon, le renard commence par l’impératif : Apprenez – Je vais vous apprendre. Je vous donne une leçon.

Donc, “Apprenez que tout flatteur”… Vers numéro quinze :
Vit aux dépens de celui qui l’écoute :
Ma leçon est que tous les flatteurs vivent grâce à leurs interlocuteurs.  Qu’est-ce que c’est “un flatteur” ? Un flatteur, c’est une personne qui complimente une autre personne.  Mais ses compliments ne sont pas…, ne sont pas vrais. Ils mentent à une autre personne pour obtenir quelque chose. Donc, le renard explique au corbeau, il lui dit que les flatteurs vivent grâce aux personnes qui les écoutent.

Vers numéro… euh… dix (hésitation)… seize:
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute.
Ça veut dire, un fromage, c’est sans doute, c’est certainement un bon prix  pour cette leçon. Le renard dit: je viens de vous donner une très bonne leçon et le renard pense que (hésitation)… le…un fromage, ce n’est pas un prix très cher pour cette leçon.

Vers numéro dix-sept:
Le Corbeau, honteux et confus
Alors, honteux et confus, ce sont deux adjectifs qui décrivent des sentiments.
Honteux : ça vient de  la honte, et la honte, c’est ce que l’on ressent lorsqu’on regrette quelque chose.
Et confus : c’est un mot assez ancien pour dire que… (hésitation) on est désolé.  On se sent stupide. Donc, le corbeau  se sent stupide d’avoir écouté et d’avoir cru le renard.

Vers numéro dix-huit :
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus
Jura – c’est le verbe jurer. Ça veut dire promettre, donc, le corbeau promet un peu trop tard, “qu’on ne l’y prendrait plus” – que les flatteurs ne le piègeraient plus. Que… euh (hésitation)… il n’écouterait plus  les flatteurs et qu’il ne serait plus dupe.

Analyse

Maintenant,  que vous comprenez les mots, nous allons parler du message du poème et de la signification de ce message dans le contexte historique. Qui sont le corbeau et le renard dans la société  du XVIIe siècle ?

Tout d’abord, regardez comme Jean de la Fontaine personnifie ses animaux en leur donnant des qualificatifs humains : “maître”, “monsieur du Corbeau”‚ “mon bon monsieur”.

Alors, quand on pense à un corbeau, on pense à quoi ? Un corbeau, c’est un gros oiseau noir des campagnes. C’est un oiseau maudit. C’est l’ami des sorcières. Euh… (hésitation) c’est un symbole de mort. Le corbeau ne chante pas, il croasse – c’est à dire que (hésitation)… il fait “croa, croa, croa”. Ce n’est pas du tout un oiseau raffiné. Il n’est pas élégant. Et pourtant, le renard lui parle comme s’il était un seigneur. Il utilise les mots “ joli, beau, ramage”. Euh (hésitation), il… euh (hésitation), en fait, il le rend même noble, en disant “Monsieur du Corbeau”. Enfin, il  le compare au phénix ; cette comparaison est amusante car le phénix est un oiseau légendaire, euh (hésitation), très coloré, contrairement, au… (hésitation) au corbeau qui est complètement noir, et c’est un symbole de vie – c’est exactement le contraire du corbeau ! On est complètement dans la situation du théâtre burlesque.

Le renard est aussi un animal bien connu des Français. Principalement des paysans, car comme je l’ai déjà dit, le renard vole les poules des paysans. On dit en français: il est rusé comme un renard. Le renard utilise des ruses, utilise son intelligence pour tromper, pour piéger les gens. Et le corbeau est complètement dupe. Il croit complètement le renard. Le renard est un menteur, c’est un flatteur, et la morale de la fable résume parfaitement qui il est ; “Apprenez que tout flatteur vit aux dépens que celui qui l’écoute”.

Dans cette fable la Fontaine critique deux grands acteurs de la scène française du 17eme siècle. Le courtisan, qui flatte et dit tout ce que les personnes de pouvoir veulent entendre. Et les personnes hautes placées – comme le corbeau bien haut perché sur sa branche – qui les écoutent, et finalement, qui les font vivre.

Vie de l’Auteur

Alors, maintenant, on va parler de l’auteur. Jean de La Fontaine est né à Château Thierry le 8 juillet 1621. Son père était noble, mais pas sa mère. Il a étudié à l’école de Château Thierry jusqu’en troisième, et il a étudié le latin mais pas le grec. Et il va le regretter lorsque qu’il s’inspirera de textes anciens.

En 1641, il entre à l’oratoire, une école religieuse de Paris. Mais la vie monacale ne l’intéresse pas plus que le travail scolaire. Et il quitte cette école un an et demi plus tard.

En 1647, son père le marie à Marie Héricart qui a 14 ans alors que Jean en a 28. Ce n’est pas un mariage heureux et même si Jean a un fils, qui s’appelle Charles, il ne sera  jamais ni un bon mari ni un bon père.

En 1649, il  étudie le droit et devient avocat. Et en 1652, il reprend la charge, le travail, de son père et devient maître des eaux et forêts.

Quand il peut, il monte à Paris et rencontre ses amis libertins. Il s’intéresse de plus en plus à la poésie. Il lit Malherbe, mais aussi Rablais et Bocasse. Il traduit aussi des textes anciens dont il s’inspira pour ses fables.

Vers 1670, il commence à écrire des poèmes pour Fouquet – qui est un homme très puissant. Le surintendant des finances du roi Louis XIV  – le Roi Soleil. Jean devient très ami avec Molière, Boileau et Racine qui sont des auteurs français très connus. Et il compose énormément de contes et de fables.  En tout, Jean de la Fontaine a écrit 243 fables. En 1684 il est élu à l’académie française et il meurt en 1695.

Voilà, le corbeau et le renard est un poème très connu des Français. Tous les enfants ont appris ce poème à l’école. En fait, c’est un poème assez simple, assez court – et c’est toujours un des premiers poèmes que les enfants apprennent.

Je vais maintenant relire le poème un peu plus rapidement, et on terminera sur cette note.

English Translation of Transcript

Today, I will tell you about the poem The crow and the Fox by Jean de La Fontaine. I will speak slowly, clearly and use everyday vocabulary to explain and then, to discuss the poem.
First of all, I’ll read the poem slowly. Then I will explain the vocabulary, and then I will tell you about the message of the poem and about the life of the author. Finally, I will read the poem again faster.

The Crow and the Fox by Jean de la Fontaine

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Master Crow perched on a tree,
Was holding a cheese in his beak.
Master Fox attracted by the smell
Said something like this:
“Well, Hello Mister Crow!
How pretty you are! How beautiful you seem to me!
I’m not lying, if your voice
Is like your plumage,
You are the phoenix of all the inhabitants of these woods.”
At these words, the Crow is overjoyed.
And in order to show off his beautiful voice,
He opens his beak wide, lets his prey fall
The Fox grabs it, and says: “My good man,
Learn that every flatterer
Lives at the expense of the one who listens to him.
This lesson, without doubt, is well worth a cheese.”
The Crow, ashamed and embarrassed,
Swore, but a little late, that he would not be taken again.

Now, we will do the explanation of the text.  I will read each verse and I will paraphrase – that is to say that I will explain the vocabulary.

Text Explanation

So, I will begin with the first verse.
Maître Corbeau, sur un arbre perché
Master Crow perched on a tree

Here, the author uses the word Maître (Master), the noun master, it’s not the verb mettre (to put). It’s a name like monsieur. Here, it’s Master Crow, it makes the crow human. So, what is a crow? A crow is a big black bird that lives in the countryside. You know this bird. It’s a bird that lives everywhere in the world. Perched on a tree: the bird is perched in the tree. It is perched on a branch high up in the tree.

Second verse:
Tenait en son bec un fromage.

was holding a cheese in his beak.
In his beak: the beak, that’s the mouth of a bird where he holds the cheese. I am sure you know the word fromage…

Third verse:
Maître Renard, par l’odeur alléché,
Master Fox attracted by the smell

Jean de la Fontaine uses the same noun, “Master”, to introduce his fox. Like Monsieur Fox. What’s a fox? A fox is a… (I hesitate) a kind of small dog that lives in the countryside. The fox is red and has a big white and red tail and big ears.  The fox is known for its intelligence, it is sly, and it steals chickens from the farmers. So, this fox, it is attracted by the smell, in other words, the smell is mouth-watering and he is attracted by the smell of the cheese.

Fouth verse:
Lui tint à peu près ce langage :
said something like this:
Lui tint:  “tint” it’s the verb tenir, tenir un langage : this means speak in a certain way. And the “lui” (him) it’s for the crow. So, the 4th verse means: speaks to him more or less in this manner.

“Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.
“Well, hello Mister Crow.

The Fifth verse is easy. I think you understand. Note that Jean de la Fontaine introduces a  “du Corbeau” (i.e. adds and article used only for Noble family names) which gives a very noble twist to the crow. So, the fox uses a form very polite, very formal to speak to the crow.

Sixth verse:
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
How pretty you are! How beautiful you seem to me!

The fox is complimenting the crow. He says: I think that you are very pretty. I think that you are very beautiful.

Verse number seven:
Sans mentir, si votre ramage
I’m not lying, if your voice

So, the fox says, he isn’t lying. He speaks the truth, without lying. Le ramage: is a song, the song of a bird. So, “if your voice”…

Verse number eight:
Se rapporte à votre plumage,
is like your plumage

So, if your voice is like your feathers.

Verse number nine:
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois.”
You are the phoenix of all the inhabitants of these woods.”

A phoenix is an imaginary bird, a legendary animal. It’s a very beautiful bird, very colorful and it’s a bit like a God. So, the fox says: if your song is as beautiful as your feathers, you are the most beautiful bird in this forest.
Les hôtes de ces bois (The lodgers of these woods): that’s an inhabitant.  And the woods are the forests. So, the fox highly compliments the crow. He tells him that he is handsome, he tells him that he sings fabulously well, and that he is the most beautiful inhabitant of the forest.

Verse number 10 shows a big change of scene. It’s no longer the Fox who speaks. The narrator tells us about the crow.
À ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ;
At these words, the Crow is overjoyed;

When he hears the words of the fox, the crow is very very very happy.

Verse number eleven:
Et pour montrer sa belle voix,
And in order to show off his beautiful voice,

To show the fox his beautiful voice, for the fox to listen to his song…

Verse number twelve:
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
He opens his beak wide, lets his prey fall.

The crow opens his mouth very very wide and the cheese drops.

Verse number thirteen:
Le Renard s’en saisit, et dit : “Mon bon Monsieur,
The Fox grabs it, and says: “My good man,

So, the fox takes the cheese, he takes the cheese very quickly and speaks to the crow. And he says: My good man. It’s a change of tone… you (I hesitate)… it’s a change of tone. The fox, here, uses a superior tone of voice to speak to the crow. It’s very different from the first part of the poem.

So, verse number fourteen:
Apprenez que tout flatteur
Learn that all flatterers

The cr… excuse me, the fox begins with the imperative: Learn – I am going to teach you. I am teaching you a lesson.

So, Learn that all flatterers… verse number fifteen:
Vit aux dépens de celui qui l’écoute :
Lives at the expense of the one who listens to him.

My teaching is that all the flatterers live thanks to those who listen to them. What’s that “a flatterer”? That’s a person who compliments another person. But these compliments aren’t…(I hesitate), aren’t true. They lie to another person in order to get something. So, the fox explains to the crow, he tells him that flatterers live thanks for the people who listen to them.

Verse number (I hesitate)… well… Ten… Sixteen:
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. “
This lesson without a doubt is well worth the cheese.

This means, a cheese, that’s, without a doubt, surely a good price to pay for this lesson. The fox says: I just gave you a valuable lesson and the fox thinks that (I hesitate)… the… a cheese, that’s not too high a price to pay for this lesson.

Verse number seventeen:
Le Corbeau, honteux et confus,
The Crow, ashamed and embarrassed,

So, ashamed and confused, these are adjectives that describe sentiments. Ashamed: that comes from shame, and shame, that’s what we feel when we regret something.
And confused: that’s a fairly old word to say that…(I hesitate) one feels sorry. One feels stupid. So, the crow feels stupid for having listened and for having believed the fox.

Verse number eighteen:
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus
Swore, but a little late, that he would not be taken again.

Jura (swore) – that’s the verb jurer (to swear). It means, to promise, so the crow promises a bit too late, “that he won’t be taken in any more” – that the flatterers won’t fool him anymore. That, (I hesitate)… well… he will not listen to the flatterers anymore and he won’t be deceived anymore.

Analysis

Now, that you understand the words, let’s speak about the message of the poem and the significance of this message within the historical context.
Who do the crow and the fox represent in 17th century society?

First of all, look at the way Jean de La Fontaine personifies his animals by giving them human qualifications “master”, “master Crow”, “my good man”.

So, when you think about a crow, you think about what? A crow is a big black bird of the countryside.  It’s a damned bird. It is the friend of witches. Well (I hesitate)… It’s a symbol of death. The crow doesn’t sing, it caws – this means that (I hesitate)… he goes “caw, caw, caw”. It’s not at all a refined bird. It’s not elegant. But yet, the fox speaks to him as if he were a prince. He uses the words pretty, beautiful, twittering. He… (I hesitate)… In fact, he makes him even noble, when he says “Monsieur du Corbeau”.  Finally, he compares him to a phoenix; this comparison is amusing as the phoenix is a legendary bird, well (I hesitate)… very colorful, in opposition to the… (I hesitate)… to the crow who is entirely black, and it’s (the phoenix is) a symbol of life – this is exactly the opposite of the crow! We are immersed in a situation of the burlesque theater.

The fox is also an animal very well known to the French. Primarily to the farmers, because as I already said, the fox steals the farmers chickens. One says in French: he is sly as a fox. The fox uses tricks, uses his intelligence to trick, to deceive people. And the crow is completely fooled.  He absolutely believes the fox. The fox is a liar, a flatterer, and the morale of the fable sums up perfectly what he is : “Learn that all flatterers live at the expense of the one who listens to him”.

In this fable, La Fontaine criticizes two famous actors of the French 17th century stage. The courtier, who flatters and says everything that the people in power want to hear. And the persons in high places – like the crow perched high up on his branch – that listen to them, and at the end, who support them.

Author’s life

So, now, lets speak about the author. Jean de la Fontaine is born at Chateau Thierry on July 8th, 1621. His father was noble, but not his mother. He studies at the school of Chateau Thierry until the 3rd grade. He studies Latin but not Greek. And he will regret it as he takes his inspiration in antic texts.

In 1641, he enters the oratory, a religious school in Paris. But the life of a monk doesn’t interest him anymore than the scholastic work does. He leaves this school one and a half years later.

In 1647, his father marries him to Marie Héricart, who is 14 years old, when Jean is 28. It isn’t a happy marriage, and even when Jean has a son, called Charles, he is never a good husband nor a good father.

In 1649, he studies law and becomes a lawyer. And in 1652, he takes over from his father and becomes master of the waters and forests. When he can, he goes to Paris and meets up with his libertine friends. He is more and more interested in poetry. He reads Malherbe, but also Rablais and Bocasse. He translates also ancient texts that inspire him for his fables. Toward 1670, he begins to writes poems for Fouquet – who is a very powerful gentleman. The minister of finance under King Louis XIV – the “Sun King”.  Jean becomes friends with Molière, Boileau and Racine who are very famous French authors.  He writes many tales and fables. In total, Jean de la Fontaine wrote 243 fables. In 1684 he was admitted into the Académie Française and he died in 1695.

That’s it, the crow and the fox is a very famous poem in France. All the children learn this poem at school. In fact, it’s a fairly simple poem, fairly short – and it’s always one of the first poems that children learn.

I will now read the poem again a bit faster, and we’ll end on that.