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Le premier chemin passait par le Col de Termin et c’était un chemin plus pittoresque mais un peu plus difficile. L’autre chemin passait par le Col de la Chaux et c’était un chemin plus court. Comme il faisait gris et qu’il y avait de gros nuages, nous avons décidé de prendre le chemin le plus court.
Après une marche de 45 minutes, nous sommes arrivés dans un champ recouvert de neige. Il était escarpé et glissant. Nous avions des crampons avec nous, donc nous les avons mis. Grâce aux pointes tranchantes des crampons, nous avons traversé facilement la neige. Quand nous sommes arrivés au col, nous les avons enlevés.
En haut du col le chemin disparaissait. Il y avait seulement un versant d’éboulis qui tombaient sur environ deux cent mètres vers la vallée au-dessous. Nous pensions être bloqués quand nous avons aperçu un chemin de l’autre côté de la vallée.
Donc, mon frère et moi avons tracé une route et nous nous sommes lancés dans les éboulis, sans avoir conscience du danger. C’était vraiment imprudent… À chaque pas, je glissais de quelques mètres vers le bas. Mon frère avait le même problème. Après vingt minutes angoissantes, nous sommes arrivés de l’autre côté de la vallée. Ouf ! Nous ne savions pas qu’il s’agissait en fait d’un chemin alpin bien plus difficile que nos routes habituelles de randonnée.
Mais nous n’étions pas encore au bout de notre aventure… nous avons passé les deux heures suivantes à quatre pattes sur de très grands rochers. À certains moments le chemin passait à côté de précipices. Il y avait beaucoup d’endroits entièrement recouverts de neige. Pour ne pas nous perdre, nous avons du faire très attention aux marques de peinture sur les rochers : blanc-rouge-blanc. Cette vallée était pleine de rochers qui se désagrégeaient. Je pense que c’est l’endroit où des montagnes vont pour mourir...
Bientôt, mon frère et moi sommes arrivés au Grand Désert. C’est un immense glacier qui est en train de fondre. Nous avons marché autour d’un petit lac créé par la fonte du glacier ; le lac s’est transformé en une grosse rivière, que nous avions besoin de traverser.La seule solution était de passer en équilibre sur des pierres glissantes sur une distance d’environ 15 mètres. J’ai pris mon temps : Je n’avais aucune intention de tomber dans l’eau glacée…
Après ça, le chemin est redevenu normal. Quand nous sommes arrivés au Col de Prafleuri, il y avait quelques personnes qui s’y reposaient. Nous avons dit bonjour, et puis nous avons continué notre marche en direction de la Grande Dixence.
Après plusieurs minutes un homme et une femme allemands qui portaient des chapeaux blancs nous ont rattrapés. Ils voulaient aller plus vite que nous, alors nous les avons laissé passer. Bientôt la femme s’est arrêtée pour mettre un pull. Nous sommes repassés devant eux. Puis ils nous ont à nouveau dépassés. Elle s’est arrêtée une fois de plus, et nous les avons dépassés. C’était vraiment agaçant et ça a continué comme ça pendant presque deux heures !
Heureusement ils sont restés à la Cabane de Prafleuri. Cette cabane a seulement un dortoir et mon frère et moi avions choisi de marcher une heure de plus jusqu’à la Grande Dixence où nous pourrions avoir une chambre avec une douche. Une fois de plus, nous avons rencontré des difficultés ; il y avait eu une avalanche et maintenant, le chemin la contournait…
Quand nous sommes enfin arrivés à l’hôtel Ritz au-dessous du barrage de la Grande Dixence, nous étions épuisés, mais heureux d’être en vie. Les bières ont été exceptionnellement bonnes ce soir-là.
The Sixth Day – Travel from Cabane du Mont Fort to Grande Dixence
The next day we got up early and we had our breakfast. That day we had a choice between two paths to go to Grande Dixence. The first path went via the Col de Termin and was a more picturesque trail but a little more difficult. The other path went via the Col de la Chaux and was a shorter trail. As it was gray out and there were large clouds we decided to take the shorter trail.
After a walk of 45 minutes, we arrived at a field covered with snow. It was steep and slippery. We had crampons with us, so we decided to put them on. Thanks to the sharp points of the crampons we crossed the snow easily. When we arrived at the pass, we took them off.
At the top of the pass the trail disappeared. There was only a scree slope that fell about two hundred meters (about 650 feet) to the valley below. We thought we were blocked until we saw a path on the other side of the valley. So my brother and I traced a route and we launched off into the rubble ignoring the danger. It was really reckless… With each step, I slid several meters down. My brother had the same problem. After twenty agonizing minutes, we arrived at the other side of the valley. Whew! We did not know that it would in fact be an alpine trail more difficult than our usual hiking routes.
But we were not yet at the end of our adventure… we spent the next two hours crawling over very large boulders. At times the trail passed next to steep drops. There were many places entirely covered with snow. In order not to get lost, we had to pay close attention to the marks painted on the rocks: white-red-white. This valley was full of rocks that were falling apart. I think that it is the place where mountains go to die…
Soon, my brother and I arrived at the Grand Desert. It is an immense glacier that is melting. We walked around a small lake created by the melting glacier; the lake transformed into a large river, which we had to cross. The only solution was to balance across some slippery rocks for a distance of about 15 meters (50 feet). I took my time. I had no intention of falling into icy water.
After that the path became normal again. When we arrived at the Col de Prafleuri, there were some people relaxing there. We said hello and then we continued to walk in the direction of Grande Dixence. After several minutes a German man and woman that wore white hats caught up to us. They wanted to go faster than us, so we let them pass. Soon the woman stopped to put on a sweater. We passed by them. Then they passed us again. She stopped another time and we passed them again. It was really annoying and it continued like this for almost two hours!
Fortunately, they stayed at the Cabane de Prafleuri. That mountain hut is only a dormitory and my brother and I had chosen to walk an extra hour until Grand Dixence where we could have a room with a shower. Once again, we encountered difficulties, there had been an avalanche and now the trail skirted around it…
When we finally arrived at the Hotel Ritz below the Grand Dixence dam, we were exhausted, but happy to be alive. The beers were exceptionally good that night.


